arbre au fusain

sous bois au fusain

étude au fusain d’un sous-bois
Gallica

Une des choses qui préoccupent surtout l’amateur, c’est l’exécution du feuillé. Et cependant il est difficile d’établir des règles absolues à ce sujet; car à une certaine distance, qui est presque toujours celle où l’on se place pour avoir un ensemble, le détail du feuillé disparaît complétement, la masse seule est visible. Savoir éclairer les masses ou les maintenir dans l’ombre, là doit aboutir l’étude; et pour cela le travail d’après nature est réellement le seul moyen d’y parvenir. C’est surtout dans l’étude du feuillé que presque toutes les méthodes d’enseignement connues jusqu’à ce jour sont défectueuses. Car, je le répète, à moins d’avoir son arbre tout à fait en premier plan, on ne doit pas s’occuper du feuillé, et même dans ce cas, on ne doit le faire sentir que par la touche, et non par le dessin exécuté feuille à feuille. Mais si au second plan vous voulez indiquer le feuillé dans une masse éclairée ou dans la demi-teinte, alors le grattoir peut vous rendre de grands services en l’employant simplement dans le sens de la feuille, ce qui lui donnera la forme, et en appuyant plus ou moins fortement, ce qui vous permettra une variété de lumière que vous pourrez ensuite rendre tout à fait brillante à la mie de pain.
On se sert aussi du pinceau, soit humide, soit à sec; mais il ne doit être employé qu’avec une extrême réserve. Ce procédé, s’il n’est mis en pratique avec la plus grande habileté, donne un pointillé monotone qui n’est plus en harmonie avec le reste du dessin.