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Potins sur les artistes

Je suis toujours à la recherche d’informations sur les techniques de peinture et, lors de mes lectures,  il arrive parfois de trouver dans ces livres anciens numérisés des anecdotes sur les pratiques de certains peintres. Il faut absolument que je les note pour vous les partager.

Voici l’une d’entre elles, pas très reluisante, sur Watteau

Les mauvaises habitudes

Watteau aimait à peindre vivement, et, « pour accélérer son effet et son exécution », il peignait « à gras ».

Il était dans l’habitude, précise de Caylus, quand il reprenait un tableau, de le frotter indifféremment d’huile grasse et de repeindre par-dessus. Cet avantage momentané a, par la suite, fait un tort considérable à ses tableaux ; à quoi a encore beaucoup contribué une certaine malpropreté de pratique qui a dû faire tourner ses couleurs. Rarement il nettoyait sa palette et était plusieurs jours sans la charger. Son pot d’huile grasse, dont il faisait un si grand usage, était rempli d’ordures et de poussière et mêlé de toutes sortes de couleurs qui sortaient de ses pinceaux à mesure qu’il les y trempait. »

Mariette dit également : « Il n’était point curieux de la propreté, et cela, joint au trop grand usage qu’il fit de l’huile grasse, a beaucoup nui à ses tableaux. Presque tous ont perdu. Ils ne sont plus du ton qu’ils avaient lorsqu’ils sont sortis de ses mains. »

Gersaint, qui l’avait aussi connu, déplore ses abus d’huile grasse et ajoute : « Il faut avouer que quelques-uns de ses tableaux périssent par là, de jour en jour ; qu’ils ont totalement changé de couleur ou qu’ils deviennent très sales, sans aucune ressource ; mais aussi ceux qui se trouvent exempts de ce défaut sont admirables et se soutiendront toujours dans les plus grands cabinets. »

Bravo les amis! … pas vraiment sympa ces potins , n’empêche que les peintures d‘Antoine Watteau (que l’on aime ou pas le style) sont toujours sur les murs des musées, je suis certaine que vous ne les regarderai plus de la même manière la prochaine fois que vous croiserez une de ces peintures de ce jeune artiste mort à 36 ans.

 

quelques tableaux de l’artiste

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Peintre à découvrir

Dans la continuité de la revue de presse « Galeries artistiques » , je vous présente le travail de Steve Smulka tout en transparence, en reflets et en réalisme.  

Steve Smulka – New dawn

New dawn – la nouvelle aube peinture de Steve Smulka

Huile  – 65 x 100cm environ

Steve Smulka

Il est né en 1043 à Detroit, et après des études en arts visuels et aux Beaux arts, Steve poursuit sa carrière d’artiste vers  l’hyperréalisme. Il est  notamment influencé par Chuck Close avant concentrer ses recherches sur le verre, et la lumière naturelle. Son principal sujet  est la représentation du verre sous toutes ses formes : bocaux, carafes, bouteilles… avec en plus, la magie de la lumière et du paysage : une belle alchimie!

Liens

Son travail

 Galerie Henoch

 

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Dans les collections de la Villa Médicis

Au dela de la simple copie

J’ai découvert, il y a peu de temps, la base d’Antin qui présente les collections numérisées de la Villa Médicis, Académie de France à Rome. En explorant la base j’ai trouvé parmi le travail des pensionnaires de la Villa des copies de Maitres, faites dans le cadre de recherche personnelle ou comme élément de décoration comme ce « Poussin » qui décorait le plafond d’une des chambre de la Villa jusqu’en 1978. Mais c’est un portrait qui a eu toute mon attention.

Portrait de David D’Angers

Ernest Hébert, avait décroché le premier prix de Rome en 1839 et  fut l’un des pensionnaires de la Villa. Lors de son séjour il a peint le portrait du sculpteur David d’Angers d’après un dessin de Jean-Auguste Dominique Ingres.

Le dessin d’Ingres est au Louvre dans la collection d’arts graphiques, il est dessiné à la mine de plomb et il mesure environ 20 x 16 cm il est signé, dédicacé, localisé et daté  : ‘Ingres à son ami David/Rome 1815’

David d’Angers a été lui aussi pensionnaire à Rome en 1812, tout comme l’avait été Ingres quelques années auparavant. On peut donc imaginer que ce portrait ou une autre version était toujours à Rome lorsque Hébert a décidé d’en faire une peinture que je trouve trés réussie.  La coiffure, le regard, l’expression tout est juste et bien interprété.

Jugez vous même :

 

La « copie » est donc une huile sur toile de 55.3 cm x 45.7 cm
avec l’inscription « EH » monogrammé entrelacés, copie d’après un dessin d’Ingres
par HEBERT Antoine-Auguste-Ernest

du beau travail , ne trouvez-vous pas?

 

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Travaux manuels

Découpage, collage et assemblage

Pourquoi ne pas faire quelques travaux manuels de découpage et de construction entre 2 dessins ou avant d’entamer une nouvelle peinture?

J’ai sélectionné sur Gallica dans l’imagerie d’Epinal quelques constructions étonnantes, vous en trouverez d’autres parmi les centaines de documents.

Un hygromètre à cheveu en forme de Tour Eiffel

Il vous faudra quand même un cheveu de 75 cm de long …

Un Porte-pipe en carton ou en bois

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