Mes « gallicanauteries »

HAUT LES MAINS!

J’ai déniché quelques pépites dans la base Gallica sur l’enseignement  du dessin. Je vous propose aujourd’hui des modèles pour dessiner les mains, ceux-ci sont accompagnés des consignes pour les dessiner.

Ces planches d’études sont extraites de cours parus dans différents journaux liés à l’enseignement du dessin au XIXeme siècle.

 

Voici aussi les consignes et conseils qui accompagnaient les planches :

Planches 1, 2 et 3 – Etude de mains, au crayon noir, par madame Ducollet, d’après de Rudder.

Planche 3,  Donnez-nous toutes les lignes nécessaires pour avoir l’aspect et le mouvement juste de ces deux mains, surtout de celle dont les doigts délicats reposent sur une espèce de cube, et ombrez finement, moelleusement, par un travail combiné de hachures et de grénés.

Voici les liens pour télecharger la planche d’étude dans une meilleure définition

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Planche 4 à télécharger

Planche 4 – dessin et observation.

La première des deux mains représentées dans la planche est une main de jeune homme ; elle est à demi fermée, laissant voir une partie de l’intérieur avec plusieurs des détails qu’il importe d’étudier avec soin. On remarquera d’abord que les doigts sont plus forts et moins effilés que dans les mains de femme, ce qui donne à l’ensemble une forme plus carrée et des contours moins gracieux. La distribution des phalanges ressemble à celle de l’extérieur, mais présente des intervalles plus rapprochés, et cette diminution de longueur provient de la paume de la main dont les chairs s’avancent jusqu’à environ la moitié de la première phalange, qui commence extérieurement à la pommette osseuse de la naissance de chaque doigt. Les jointures sont plus marquées, et présentent un pli profond, presque unique, ou accompagné de quelques petites ramifications , que font mieux paraitre les renflements arrondis des phalanges.

Cette division des phalanges est plus en évidence dans la seconde des deux mains, qui est entièrement ouverte. Dans la première on peut reconnaître la forme extérieure du pouce dans toute son étendue, et constater ce que nous en avons dit dans la première leçon sur le dessin de la main.

Pour copier ce modèle, on pourra dans l’esquisse se guider sur une ligne verticale passant à l’extrémité du pouce et une horizontale tracée à la jointure supérieure de ce doigt, lignes qu’on imaginera seulement par la pensée, si on veut ne pas altérer la netteté du dessin.  

La direction des hachures est variable; chaque mouvement, chaque partie et chaque groupe de hachures se modifient, se séparent ou se relient au moyen de hachures nouvelles, légères, se croisant en divers sens. La configuration des hachures rappelle les formes et le modelé des chairs;  les ombres sont toujours posées avec franchise et ne présentent pas de taches; elles laissent deviner le jeu des lumières et n’altèrent pas les reliefs. 

Les plis qui se trouvent dans la paume de la main sont accusés à dessein avec force pour en faire bien sentir la forme. Ces plis correspondent à la première jointure des doigts plutôt que ceux qui se trouvent à la naissance intérieure de ceux-ci. Ils traversent la main dans toute sa largeur, et sont le plus souvent au nombre de trois : le premier, du côté du pouce, correspond aux divers mouvements de ce doigt; le deuxième est commun à ces mouvements et à ceux des autres doigts, et se trouve au centre; le troisième participe seul à la mobilité des quatre autres doigts. Ces remarques acquièrent une grande importance quand on veut exprimer les variations de formes de la main pour les différents mouvements de ses parties. Pour faire le dessin de cette main, on commencera par indiquer d’un trait d’une grande légèreté l’ensemble de la forme que présente la main entière en s’assurant bien de sa dimension; puis on marquera les principales divisions, telles que la naissance du pouce, celle des doigts, leurs phalanges, et enfin on procédera aux détails.

Dans ce dessin, les hachures sont déjà adoucies par un commencement de grené qui fait comprendre quel parti on doit tirer du premier travail présenté dans l’autre main. La fusion des teintes est déjà opérée en grande partie ; la couleur des chairs est en quelque sorte exprimée parles demi-teintes; et enfin l’aspect général est à peu près ce qu’il offrirait dans un dessin terminé, où les vigueurs et les lumières ne seraient pas amenées à tout leur éclat.

Nous recommanderons encore aux jeunes élèves de faire un grand nombre d’études en ce genre, tantôt d’après des dessins ou d’après la bosse, et tantôt d’après nature; de varier les attitudes; de se familiariser avec les formes, les mouvements et les diverses modifications des contours dans ces derniers. Ce sera par cette persévérance et cet exercice prolongé qu’ils acquerront la facilité d’exécution qui leur sera nécessaire pour surmonter les difficultés qu’ils rencontreront encore dans la suite.  A. IVIAURIN.

 

Je vous propose aussi :

  • Et pour mettre à profit tous ces conseils voici une petite galerie de photos de mains  glanées dans le Louvre pour s’exercer au dessin.

 

 

et si vous en voulez encore des pieds et des mains voici l’adresse d’un tableau Pinterest 

 

à suivre avec les pieds …