Etude de différents troncs d’arbres

étude de troncs d’arbre
extrait d’un cours sur le paysage – Gallica 1834

Nous nous occupons dans cette planche de l’étude de quelques troncs d’arbre.
Nous avons joints au trait de ces figures quelques hachures.
Les hachures sont des lignes plus ou moins rapprochées dont on se sert pour exprimer les teintes et les demi-teintes des ombres ; le sens dans lequel il convient de disposer ces lignes n’est pas arbitraire; c’est à la forme, au mouvement, à la dureté, à la mollesse de l’objet qu’on représente, aussi bien qu’à la perspective, à indiquer le sens que doivent suivre les hachures , et si elles doivent se combiner en losange ou en carré.

Si l’objet est rond, les hachures doivent être circulaires ; s’il est uni, elles doivent être plates; s’il est inégal, elles doivent participer de ces inégalités.

Pour exprimer une substance dure, elles se croisent carrément; et pour exprimer un objet qui a de la mollesse, elles se coupent en losange. Enfin, pour parvenir à donner l’effet convenable, le grand art est de les varier de manière cependant qu’elles indiquent toujours l’inflexion ou la forme générale des différents objets.

Quand il y a plusieurs hachures les unes sur les autres, ainsi qu’il arrive le plus souvent, il faut toujours que celles qui expriment la forme de l’objet soient les dominantes, ou les plus prononcées; en sorte que toutes les autres ne servent qu’à les glacer, à les fondre, ou à en augmenter l’effet. Du reste, elles sont quelquefois si près l’une de l’autre qu’il est difficile de voir leur direction. Celles que nous avons employées dans les figures de cette planche pour accompagner le trait sont droites et courbes; celles qui sont droites sont verticales et indiquent que l’objet est placé verticalement ; celles qui sont courbes servent à faire tourner l’objet, et comme ces objets sont des troncs d’arbre, par conséquent des objets qui ont une certaine dureté, il s’ensuit que pour l’exprimer les hachures se coupent à angle droit ou carrément.

La figure 1 représente le trait un peu ombré d’un tronc de chêne.

La fig. 2, un tronc de hêtre.

La lïg. 5, deux troncs d’orme; et comme le premier tronc est plus près que le second, il est le plus prononcé, son trait est plus vigoureux.

La fig. 4 représente le trait de plusieurs troncs de bouleau.

Il faut faire bien attention de prononcer toujours le trait des objets du premier plan plus énergiquement que le trait des objets des plans plus éloignés , qui doivent être d’autant plus vagues qu’ils s’éloignent de nous. Elle représente des branches de sommet d’arbre, de chêne de hêtre, d’orme et de bouleau.